gruyeresuisse

01/11/2016

Felix Studinka : abstraction, reprise et métamorphose.

 

Studinka 2.jpgFelix Studinka, “Peintures et dessins”, Galerie Ligne Treize, Carouge, du 5 au 30 novembre 2016.

Dans les années 10 et 20 du siècle dernier la puissance de l'abstraction a extrait la peinture d'une multitude d'informations et du fouillis visuel. Cent ans plus tard, la nouvelle vision proposée par Felix Studinka - digne héritier des abstracteurs zurichois - la renouvelle. Là où jouaient une forme de sérieux et de gravité voire de tragique, le jeune artiste introduit légèreté, fantaisie, alacrité.

Studinka.pngL’abstraction prend un nouveau visage ou plutôt s’y invente une paradoxale « dévisagéité » de ce qu’elle est afin de la laisser plus libre. L’éther vague n’appelle plus forcément la métaphysique mais un simple plaisir formel sans pour autant remiser la peinture au statut de décoration. Il faut imaginer Félix heureux. Entre autre de faire partager une vision qui jouxte l’éphémère en offrant une ouverture des horizons picturaux selon des suites de variations qui - à l’inverse des Goldberg - ignorent la mélancolie.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

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