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21/10/2016

Shaun Gladwell pour la première fois en Suisse


Gladwell 2.pngShaun Gladwell, Galerie Analix Forever, Genève, jusqu’au 2 novembre 2016

 

 

Gladwell 4.pngBarbara Polla propose une vision exhaustive de l’œuvre de Shaun Gladwell. L’artiste né en 1972 à Sydney a quitté l’Australie pour parachever ses études et son approche de la peinture mais aussi d’autres médiums (photographie, vidéo). Il est aussi intéressé par les grands espaces, les déserts, la vie urbaine qu’il explore par la Street-Dance, le Skateboard et les sports extrêmes. Ces pratiques l’ont rapproché de la performance. Avec « Maddestmaximus » (2009) il a produit une série où se mêlent le surf et le skate-board sur les routes perdues intitulées « tueuses de Kangourous ».

Gladwell 3.pngEn 2009, Gladwell devint l’artiste de guerre officiel commissionné par « L’australia War Memorial » en Afghanistan qui le mit en relation avec le théâtre de la guerre. Sortant de ce domaine à partir de 2011 il a présenté plusieurs performances et chorégraphies. Il a créé en 2013 une vidéo de sa version du « Der fliegende Hollander» de Wagner. Gladwell a réinterprété l’opéra en remplaçant le personnage du marin par un surfer et en s’inspirant d’un générique du film de surf : « Morning of the Earth ».

Gladwell 5.jpgIl a créé aussi « Reversed Readymade » avec un sportif professionnel de BMX à partir de « La roue de Bicyclette » de Marcel Duchamp et a présenté un travail vidéographique intitulé « Skateboarders VS Minimalism » au Sydney Festival en juxtaposant la culture populaire et muséographique. Pour « Love Stories » (Phautomnales 2016), Shaun Gladwell propose « Tripitaka ». Cette œuvre expérimentale est consacrée à son premier amour : un jeune moine héros-héroïne de la série TV culte japonaise Monkey. « Tripitaka » est interprété par l’actrice Masako Natsume et en se fondant sur des séquences d’images retrouvées, recomposées, ralenties par lui. L’artiste réinvente l’icône qui aura personnifié pour lui la découverte des « verts paradis des amours enfantines » (Baudelaire).

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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