gruyeresuisse

24/07/2016

Natasha Kertes : la peau douce

 

Natasha Kertes.jpgNatasha Kertes aime jouer avec le feu pour en garder les flammes. Les femmes en sortent afin de donner raison à la folie de l’éros : il clame l'absolu. Les photographies produisent le chemin « dans ». Mais ce qui est dessous n'a pas forcément de « dans » pour le voyeur. Existe néanmoins un trajet physique. Le corps est en métamorphose pour que vive une autre individualité que celle du quotidien.

 

 

 

 

Natasha Kertes3.jpgLa photographie devient un change, une poussée : les femmes sont des totems, elles ont tout à conquérir. Natasha Kertes en souligne leur charme, s’amuse de leurs désirs en créant des élans sous le linteau du temps sans étiage ou limite. Il s’agit de s’absorber dans des lointains inaccessibles en un monde de l’illusion caché dans les plis d’une robe, d’une jupe duveteuse. Parfois les genres s’y confondent.

 

Natasha Kertes 2.pngLes mains qui en jaillissent ne sont pas là pour la dévotion. Les aubes des femmes s’offrent à la pâmoison de la nuit des sens. Peau douce, soie sucée mais juste ce qu'il faut. Et plus vraies peut-être dans les photos que dans la réalité. Les muses sont-elles vraiment telles qu’elles se contemplent ? Elles semblent prêtes à glisser au voyeur quelques mots : mais il entend et voit toujours plus qu’il ne voit Et la photographie ne mène pas forcément où l’on pense accoster.

Jean-Paul Gavard-Perret

L’artiste a été exposée à la Basel Art Fair, Miami.

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