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19/07/2016

Andreas Schneider : lieux et non-lieux


Schneider.pngAndreas Schneider, „Squeeze“, Galerie Gisèle Linder,  Bâle, 23 juillet – 28 aout 2016.

Andreas Schneider investit l’espace de la Galerie Gisèle Linder dont le lieu lui-même est l’exemple de la résistance que suggère l’exposition. Pris entre des bâtiments modernes la galerie les domine paradoxalement même s’ils veulent l’étouffer. L’emplacement est à la fois grandiose et du plus bel effet : l’artiste de Bâle s’y sent à l’aise. Ses grandes œuvres minimalistes s’emparent du lieu pour souligner l’étouffement et le resserrement qu’il subit. Le « Squeeze » le rend à la fois patent mais lui offre une issue.

La masse qui flotte au dessus de l’entrée et se prolonge dans la galerie suggère une main géante qui repousse ce qui entrave le lieu. Un support de bois illustre aussi une oppression de manière dérisoire mais sidérante tandis qu’un profil suggère l’état de la situation actuelle de la galerie. Elle semble soudain aspirée vers le haut. Enfin une reprise du château d’eau à Schönenbuch trouve une nouvelle forme superbe, effilée et gracile en double « haut-parleur » qui joue là encore du resserrement et de l’ouverture. L’oeuvre comme le lieu ne peut laisser indifférent : s’y trouve une impression étrange de communion avec le monde.

Jean-Paul Gavard-Perret

09:28 Publié dans Images, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

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