gruyeresuisse

01/07/2016

Silvia Lareo Vazquez : vues de dos



Silvia Lareo Vazquez bon.pngStation debout (mais pas toujours), les femmes sont au milieu de leur île. Plus besoin de mettre les voiles pour l’atteindre. Ni d’ailleurs forcément les enlever. Elles sont la mauvaise herbe qui brûle le vent. Vêtus de leur peau et de quelques atours les corps font de la femme une déesse dont la tête parfois se renverse – mais pas forcément dans l’orgasme.

Silvia Lareo Vazquez 3.pngRestent des harmonies des principes contraires – Silvia Lareo Vazquez les saisit non de face mais de dos. Manière d’osciller autour du corps argile, bronze, argent. Et songe. Bouche et mains le touchent. Mais pas forcément. Un territoire interdit fait constellation. Il suffit qu’une naïade lève les bras et le tour est presque joué. La langue sur les lèvres espère conserver la chaleur du foyer. Les poumons cognent. Le corps ne craint plus la solitude : il est soulevé son poids.

Jean-Paul Gavard-Perret

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