gruyeresuisse

26/05/2016

Du photographique au scénographique : David Gagnebin de Bons

 

Gagnebin bon 1.jpgToute l’histoire et la tradition culturelle de l’image comme d’une certaine littérature (entre autres Ramuz) sont repris par David Gagnebin de Bons afin de créer un enchantement et une distance critique. Emane un étrange effet de proximité et d’éloignement, de complicité et de mise à distance. Le tout en une certaine froideur majestueuse. L’artiste tente de s’échapper à la picturalité. Mais la mise en scène demeure dans la recherche de divers déséquilibre.


gagnebin bon 2.jpgAvec le Lausannois la photographie s’oriente vers un langage spécifique loin la grande tradition réaliste ou lyrique plus ou moins impressionniste. L'œuvre s’enrichit d'une poésie qui rapproche le médium de ses possibilités spécifiques. L’image apparaît comme un voile qu'il lui faut déchirer afin d'atteindre les choses qui se trouvent au delà dans le but de plonger vers l'opacité révélée d'un règne énigmatique.


gagnebin bon 3.jpgLe créateur ne cherche pas à satisfaire le regard et la curiosité par des images accomplies, arrêtées mais par divers types de « déhanchements ». L’être - lorsqu’il est présent - semble s’appuyer sur l’éclat des couleurs étouffées. Celles-ci créent une multitude fractionnée ou le balbutiement d’une ombre est à la recherche de ce qui la génère à travers des "occurrences" où tout se laisse voir et où tout se perd pour approcher une renaissance incisée de nouveaux volumes.


Jean-Paul Gavard-Perret

14:01 Publié dans Images, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.