gruyeresuisse

16/05/2016

Ina Sachsenheimer : l’abstraction poétique

 

 

AAAINA.jpgPlutôt que l’évidence, Ina Sachsenheimer préfère d’autres « figures » paradoxalement plus brutes denses, mouvantes, expressives. Surgit une « corporéité » tellurique et alchimique. L’œuvre se veut exaltation, elle est de l’ordre de la célébration mais demeure aussi en état de guet. Nous sommes dans la situation contradictoire d’avoir affaire à un monde et à son absence. Les éléments sont à la fois enfermés et ouverts selon des schèmes d’immanence, de dispersion et de concentration et aussi d’énergie constitutive de ce qui échappe au réalisme.

AAAINA 3.jpgNéanmoins chaque élément est inclus dans un ensemble propre à créer un contact sensoriel avec le regard. Cela permet l’épanouissement d’un phénomène de pollinisation spirituelle. La verticalité, l’horizontalité en passant par divers effets de labyrinthe créent le vertige attirant d’une possibilité « pure ». L’esprit est donc toujours présent pour l’apparition d’un paradoxal jardin des délices éloigné de toute trivialité physique. La puissance de l’âme que convoque l’abstraction constitue le rapport entre le visible et l’impalpable. Le premier devient la présence du second.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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