gruyeresuisse

24/04/2016

Sarah Haug la wonder-mad-woman

 

Haug 2.jpgSarah Haug persiste et signe. Elle décline l’apologie du chaos dans un mixage qui tient du jeu vidéo, de la B-D et du grotesque afin de la transformer en joie éphémère mais joie tout de même. Elle opte pour le foisonnement, le magma de lignes majeures en tierces, secondes, etc. Il en va de même pour les formes. Tout s’y transforme en rose bonbon mais cela n’a rien de mièvre. C’est le moyen de lever les hypothèques sur les souffrances humaines.

Haug.jpgLa Genevoise fait des démons qui nous hantent des gogo-danseurs d’un cérémonial plus joyeux que délétère. Il tient du grand guignol, de carnaval, du film d’animation donc de la parodie. Il n’est pas jusqu’aux rondes macabres à la Bergman de prendre des couleurs et des chorégraphies hirsutes. L’artiste devient wonder-mad-woman avec ses ectoplasmes drolatiques. La catharsis n’arien d’une « purgatio » c’est un paradis où une société tolérante et libre a droit de citer.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Sarah Haug, « SILKY NIPPLE FLUFFY BUTT », www.sarahhaug.com

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