gruyeresuisse

10/03/2016

Sandrine Zondervan : anges du désir ou de l’attente

 

AAAZondervan 2.jpgPrivilégiant les prises frontales, Sandrine Zondervan, au sein des jeux entre la lumière et l’obscur, fait jaillir une clarté parfois mystérieuse. Cherchant à relier ce qui a priori ne peut l’être la photographe se veut une sorte de sentinelle des émois féminins. Les ailes du désir passent parfois sous les fourches caudines du battement d’un rideau. Mais rien de matérialiste : l’extase est de l’ordre de la caresse et de l’aporie. La photographe plonge dans un bout du monde par les obscures clartés qu’elle dispense. Les femmes bougent ou demeurent fixées : oiseaux blessés ? Ames perdues ? Nul ne sait.

AAAZondervan 4.jpgNéanmoins un rêve demeure : celui où les vivantes ne seraient plus isolées. Reste un appel d’air. Mais l’artiste sait qu’il faut d’abord réveiller d’un profond sommeil les anges du réel. C’est pourquoi elle photographie en rapproché leurs silhouettes. Chacune offre une vision cérémonielle. La réalité la plus triviale n’est jamais donnée telle quelle. Sandrine Zondervan la multiplie dans des espaces et des temps asymétriques si bien que la photographie garde sa force de mystère impressionniste.

Jean-Paul Gavard-Perret

16:39 Publié dans Femmes, Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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