gruyeresuisse

17/02/2016

Jason Nocito : bad boys & girls - la vie est une fête

 

Aanocito 3.jpgLes personnages que traque Jason Nocito ne se contrôlent pas. Non seulement ils tirent la langue mais seraient prêts à tirer la notre. Filles et garçons enfilent de petits pulls ou montrent leurs petites fesses avec indécence mais pour le fun. Il s’agit d’effacer les cases de la marelle : personne n’a besoin de pousser le palet et qu’importe si la craie est usée. Du crépuscule à l’aurore la vie remue - chemise et chemisier entr’ouverts. Rien de trop tendre ni de trop à prendre pourtant dans cette vision où le photoreportage se déplace vers un expressionnisme réaliste. Le réel se désaxé et alors tout bascule.

Aanocito bon.jpgSi les silhouettes ont mal au corps ou à l’âme, elles n’en laissent rien savoir. Elles deviennent des chandelles qui aiment se consumer par les deux bouts et en turpitudes innocentes car dérisoires. La vie part en fumée sous le masque du rire. Un axe s’y profile - sur des manèges l’amour semble ce qu’en disait Bukowski « un préjugé ». Mais nous les mal aimants saurions-nous juger de tels enfants du monde ? Jason Nocito ne leur demande pas de comptes. Sous le trivial, la vie reste de mise. C’est un réconfort pour les sans-dieu et pour tous les poissons dans leurs bocaux qui se demandent, s’il n’existe pas, qui peut change leur eau ?

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

09:46 Publié dans Culture, Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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