gruyeresuisse

04/02/2016

Monstrueux cétacés et sauteuses chauffées à blanc – Alva Bernadine

 

AlvaBernadine10.jpgAlva Bernadine aime à jouer avec ses modèles pour les grimer en vierge fatales, folles, liliales et libidinales. C’est pour elle et selon des angles renversants ou renversés le moyen de réveiller le précipité de vieilles concupiscences qui croupit dans l’inconscient du voyeur et, en inconséquence, lui inoculer des spasmes d’imagination.

 

Alva Bernadine 2.jpgCadrant le réel, la photographe renvoie néanmoins à un certain invisible : courbes et creux des corps sont aussi chaloupés qu’inédits. Et quand et où un papillon se pose sur le bord d’un verre de champagne ou joue les cache-sexes il rend les différents élixirs fixes et éternels.

 

Bernadine.jpgNe restent que des silhouettes incongrues et limites. Elles entament une dérive chorégraphique entre la pornographie et la métaphysique. Au besoin l’artiste invente des monstres ou d’étranges rosières qui n’existent pas : néanmoins avant de se faner chacune propose son tour de passe-passe.

 

Bernadine 2.jpgTout devient ébullition et écume. Epines plantées dans l’iconographie d’usage. A l’angle du corps des femmes l’insomnie est de mise. Chaque image est moins du Hitchcock que du Rachmaninov. Elle devient aussi surréaliste que charnelle. La tête y court plus vite que les fantasmes.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

17:05 Publié dans Femmes, Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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