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16/01/2016

Front de la peinture contre économie de marché – Erik Lindman

 

 

Lindman Erik.jpgErik Lindman, « Torso », Ribordy Contemporary, Genève, 14 janvier -15 mars 2016

 

Pour chaque exposition Erik Lindman travaille longtemps à ses peintures. Cultivant souvent le diptyque il ne sait pas d’emblée les éléments qui iront ensemble. Une nouvelle peinture peut changer l’objectif initial. Peignant à l’horizontal sur une selle de cheval ; il accroche ensuite longtemps ses œuvres sur les murs de son studio pour savoir ce comment elles « vivent » et s’il faut les retenir ou non. Il aime cette exposition en avant-première qui devient son horizon visuel lorsqu’il travaille. Il adjoint souvent à ses peintures des matériaux “pauvres” de récupération. Il les nomme « surfaces » plus que choses. En existent toujours dans son atelier 3 ou 4 prêtes à être intégrées à l’œuvre en cours et afin d’introduire un espace anonyme au sein même du processus personnel de la création.

 

Lindman 2.jpgLes peintures alternent formats en hauteur et larges. Les deux modèles structurent ses expositions et demeurent toujours de l’ordre de l’échelle humaine. D’autant que les « surfaces » représentent souvent l’image du corps même de l’artiste. Il y a donc une logique dimensionnelle dans les œuvres. Elles ne peuvent être considérées toutefois comme des séries. L’artiste préfère l’idée de modules d’échelle en trouvant qu’il existe dans l’idée de série un sous-entendu « marketing » qu’il refuse. Et d’autant que pour lui chaque peinture doit « tenir » à elle seule l’espace.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

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