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02/11/2015

Hygiène du jour : Christian Mayer

 

Mayer.jpgChristian Mayer, « L’heure entre chien et loup », Galerie Mezzanin, Genève, 9 novembre - 23 décembre 2015.

 

La  délinéation physique des images de Christian Mayer commence au point où la sphère d'intellect se termine et où un nouveau monde s'ouvre. Ce point marque une limite mais ne le dépasse pas  car l’artiste remet en cause le concept d’inspiration dans la création. Il estime que les inventions plastiques (comme littéraires) viennent de ce qui nous entoure et l’expérimentation part toujours de là - en prenant au besoin certaines expressions au pied de la lettre. Mais parallèlement le créateur « trafique » les processus photographiques comme s’il insérait dans la fabrication chimique du médium. Des témoignages de forces surnaturelles par diverses assertions tiennent lieu néanmoins de confirmation de la réalité

 

Mayer 2.jpgIl semble parfois que de telles images semblent aussi réalistes que de venir de nulle part. Tout joue sur le mixage ou l’alchimie de techniques contemporaines et obsolètes, comme du réel et de l’imaginaire afin de transformer le plomb de la réalité en or. Christian Mayer joue toujours sur le jeu du fond et de la surface dans des ensembles aussi attendus qu’imprévisibles. Ils traitent toujours de divers types d’évolution à travers des « paysages » où se pose le problème de l’identité. Il est  traité en des zones de passages et d’échanges, d’ombres et de lumières au sein de ce que l’artiste nomme une « jungle domestique » afin de trouver la « bonne place » capable de comprendre l’époque et sa culture. L’œuvre devient un récit subtil, une narration par une « scripturographie » hétérogène de formes, de modèles et de  textures. La clarté et la simplicité de chaque prise est en contraste avec l’énigme que propose l’ensemble.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

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