gruyeresuisse

01/11/2015

Révision générale : Carly Steinbrunn

Steinbrunn bon.jpgCarly Steinbrunn, “Voyage of Discovery”, Mack Editions, 96 p., 30 E., 2015.

 

A partir de clichés d’archives et de ses propres travaux Carly Steinbrunn arpente le réel  ou plutôt ses représentations. L’artiste montre combien il est traduit et surtout trahi. Elle présente de manière plastique une problématique développée en littérature un Borgès ou un Malcolm de Chazal. L’artiste provoque clash et crash aux seins de ses jeux optiques. Des gains poétiques sont assurés comme sont remis à zéro une certaine facticité des savoirs et des sciences. Par sa suite de photographies le livre se veut les prémices d’un propos qui serait monstrueux tant il pourrait embrasser toute l’histoire de la photographie.

 

Steinbrunn 2.jpgNe se révèle ici – et  forcément - qu’une partie du territoire des équivoques. S’y traite l’histoire « imageante » voire parfois imaginaire qui unit le médium aux altérations des éléments premiers (mer, terre, air). Loin des fastes la photographie se veut « essentialiste » afin de tordre le cou  aux idées et idéologies apprises. La connaissance de l’univers avance par des pas de côtés. Ils mesurent  notre  planète sous des angles imprévus macro ou micro cosmiques. Steinbrunn.jpgIls laissent aussi filtrer un réel plus profond que l’apparence. La suite ainsi conçue transforme l’apparence par entropie nouvelle et permet au regard de sortir de sa prison mentale là où la créatrice lâche l’apparence pour une obscure clarté.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

Les commentaires sont fermés.