gruyeresuisse

28/10/2015

Vu mais pas pris : Philippe Pache

 

Pache.jpgPhilippe Pache, « T’aime », exposition Krital Galerie, Carouge-Genève, du 29 octobre au 19 novembre 2015, « La lumière, le visage, le corps », Worshop, idem, 20, 21, 22 novembre 2015.

 

Pache 2.jpgPour Philippe Pache le corps brille par une certaine absence même si l’artiste y cherche la clé du paradis. Terrestre ce paradis quoique ambigu et complexe par le jeu de cache-cache que le Genevois propose. Il ne faut pourtant pas en tirer l’idée que le mâle est un loup pour la femmes. Toutefois l’artiste semble craindre que toucher à ses égéries risquerait de les « salir ».

 

Pache 3.jpgDès lors si dans l’œuvre le corps reprend la main. Celle du regardeur en est retirée. Par question de lui laisser gagner du terrain. Fantasme ou non qu’importe. Philippe Pache à la fois s’en moque et le prend au sérieux. Il met insidieusement les pendules à l’heure et tous les croyants d’accord en ouvrant les plastrons de la chair sans tout en montrer. En toute pudeur (ou du moins dans sa feinte) le photographe remonte pour nous des parcours amoureux sans faire oublier sans doute ceux qui les avaient précédés, ceux des jadis, des naguères. Mais l’artiste fait mieux en ses pirouettes subtiles. Par brouillage ou fragment le corps féminin reste allusif en l’appel du futur et le souvenir d’un passé édénique.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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