gruyeresuisse

21/10/2015

Gian Paolo Barbieri : étaux et labyrinthes optiques

 

 

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Gian Paolo Barbieri  ne cherche pas à offrir une vision objective du réel. Il propose un rêve inaccessible donné comme  croyance à un Signifié transcendant. La femme telle une forteresse inaccessible en est le ferment.  Implicitement le photographe tourne en dérision le réalisme et ses codes pour imposer les siens. Chaque égérie semble distraitement regarder le voyeur : elle le toise tout en s’éloignant, par sa sophistication, du simple état de nature. La perfection des poses interroge le regard, fissure énigmatiquement les certitudes trop acquises de la contemplation purement  fétichiste.  

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Chaque prise devient le rébus qui l'habite l'œil. Il se cherche dans le portrait comme on disait autrefois que l'âme se cherchait dans les miroirs.  Par l’impeccabilité plastique chaque prise devient un  labyrinthe dans lequel le regardeur demeure fixé. Prisonnier du leurre il en caresse le brillant factice et revendique pour un temps le territoire de l'illusion. Gian Paolo Barbieri fait de chaque femme un cosmos constitué de formes. Le noir et blanc ou les couleurs créent des compositions "florales" singulières mais dont les roses sont à personne.  Elles provoquent un ravissement au sein d’une jubilation froide. Le portrait devient le lieu où le visible transfiguré est livré au vertige en contrat virtuel  avec l’inatteignable. Touchant par l’art accompli de la sophistication il ne se limite plus au simple développement photographique…

 

Jean-Paul Gavard-Perret

20:14 Publié dans Images, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Impeccabilité de l'analyse JPGP autant que celle de la beauté de femme plus que parfaite .

Écrit par : villeneuve | 22/10/2015

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