gruyeresuisse

18/09/2015

Mirko Baselgia : d’entres les murs et structures phénoménales.

 

 

BASELGIA.jpgMirko Baselgia,   « Sozein Ta Phainomena », Galerie Heinzer Reszler, Lausanne, du 25 septembre au 31 octobre 2015

 

 

Baselgia 2.jpgMirko Baselgia vit et travaille dans les  Grisons. Il devint un des artistes les plus prometteurs de la scène helvétique au même titre qu’un Peter Wuettrich par exemple. Certes, il lui reste à acquérir une envergure plus internationale que la galerie Heinzer Reszler par sa reconnaissance extra-muros peut lui ouvrir. Intitulée  « Sozein Ta Phainomena » son exposition prouve comment l’artiste crée un lien subtil entre le conceptuel, l’abstraction mais aussi une figurationà travers divers mediums (dessins, sculptures, installations, photographies, vidéos) et centre de polarisation (biologie, urbanisme, architecture entre autres). Fidèle à toute une école américaine de l’art,  l’artiste fait réaliser ses œuvres en faisant appel non à des élèves (il n’a pas d’atelier) mais à des artisans de corps de métiers inhérents à ses projets : bronze, cuivre, bois, verre antique, acier, cire d’abeille, peau de bêtes sont « apprêtés » par des spécialiste de ces matières.

 

 

 

Baselgia 3.jpgPassionné autant par le monde animal que les structures des pouvoirs il propose par exemple des plans de ville en damier typique d’une cité « idéale  (Democratic Grid Athen). Avec Sozein Ta Phainomena il revisite le plan du futur lieu d’entreposage des déchets radioactifs en Suisse. Le titre renvoie à la potentialité à l’être comme aux responsables politique de se cacher la réalité en leur faculté d’abstraction de contingences dont ils sont pourtant les régulateurs. Avec Alice (« image » d’un anneau du Cern) ou avec Endoderm (moulage d’un terrier de marmottes) l’invisible sort de la terre où il est enfermé.  Le tout en un lien entre le rupestre et une quasi science-fiction. Artiste des structures Baselgia fait rejoindre le monde humain (ou post humain) à celui de l’animal. Dans son œuvrer il n’est pas jusqu’aux abeilles à revoir l’architecture leurs ruches. Preuve que qui n’est pas homme et animal est en quelque sorte un demi-corps. Et s’il n’est pensé que dans une « région » où la pensée n’est que panier percé tout est possible – surtout le pire. L’artiste tente de la conjurer pour que le lien social ne soit pas un concept vide.

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

10:16 Publié dans Images, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

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