gruyeresuisse

20/08/2015

Maxine Helfman faces et interfaces

Helfman 3.jpg 

Par ses portraits subversifs Maxine Helfman  réinterprète  les notions de couleur, genre et classe. Dans sa série des « geishas » elle remplace les japonaises pas des afro-américaines. Dans sa série « Fabrication » elle propose des portraits de jeunes noirs qui portent des habits féminins. Dans la plupart de ses séries il s’agit de revisiter l’art du portrait tel qu’il était décliné dans l’art occidental. Inspirée par différentes périodes de son histoire elle la réinterprète selon un point de vue contemporain. « Les modes et les cultures changent désormais tellement que les diverses influences et catégorisations sont de plus difficile à définir » écrit l’artiste. Helfamn 2.jpgEt plutôt que d’en tenter une impossible nomenclature elle préfère offrir une surenchère iconoclaste afin de créer de manière pertinente une série de fausses pistes.

 

Genres et «races » sont redéfinis dans une entreprise qui montre combien les vieilles normes sont de moins en moins opérationnelles. Ce qui est d’une certaine manière réconfortant. L'artiste reste autant provocatrice qu’habile stratège. Son théâtre  qui ne bascule jamais dans l'obscène propose même l'inverse : helfman 1.jpgune rédemption réparatrice aux vieilles nomenclatures. Elle se double d’un pied de nez au monde de l’art. Mais il faut moins y voir une farce que la création d'une œuvre  "classique" dans sa forme et originale par son propos. Il pousse à bout ses ambiguïtés en donnant à l'humanisme et/ou à l'humanité un nouveau sens.

 

 

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

 

 

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