gruyeresuisse

17/08/2015

Olivier Mosset : radicalité et épure

 

 

Mosser 2.jpgOlivier Mosset, « qu’est-ce que voir ? », Editions ENd, Le Ban Saint Martin.

 

Trop guidé par les questions pas forcément pertinentes d’Alain Coulange qu’on a connu en meilleure forme, Olivier Mosset prouve toutefois la part la plus intime et minimaliste de son travail. Artiste essentiel il est  essentialiste bien plus qu’iconoclaste. Il évoque ici la relation de sa peinture à l’espace en vue de l’établissement de dispositifs d’exploration. Ils incarnent une  figuration et une vision très particulières du monde. Ce n’est donc pas exactement d’un espace seulement pictural dont il est question ici, mais d’un espace traversé d’une pensée possible au cœur de laquelle un dialogue se dessine avec des images et entre des images.

 

Mosset bon.pngLe travail de Mosset ne traite pas expressément de la représentation ou du spectacle de la représentation, mais de ses extrêmes : le commencement et la fin,  les limites. C’est là que se manifestent les phénomènes qui intéressent particulièrement Mosset : apparition et disparition dont le créateur (comme une Viviane Zimmer en photographie)  restituent une trace impalpable, un signe qui s’absente tout en étant présent. Pures présences les œuvres retiennent l’essentiel en épure.  La disparition du fortuit manifeste une absence au présent. Elle la signe. C’est en ce sens l’œuvre reste un voyage initiatique loin des paysages du monde mais vers son essence.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

10:59 Publié dans Images, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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