gruyeresuisse

08/06/2015

Les incises intercalées de Lisa Beck

 

 

 

 

Beck 3.jpgLisa Beck, « The Middle of Everywhere » - proposition de Caroline Soyez-Petithomme°, du 6 juin au 11 juillet 2015,  Circuit, centre d’art contemporain, Lausanne.

 

 

 

 

Cherchant toujours un lien entre l’individuel et le collectif, l’expressionnisme et l’impressionnisme transfigurés par l’abstraction, Lisa Beck invente une hantise des lieux : celle-ci prend de nouvelles formes en jouant sur l’espace d’exposition lui-même. Toute perception est filtrée et transfigurée  par le travail de la couleur et de la forme abstractive, le jeu de la platitude et de la profondeur. La créatrice cherche non à accentuer les oppositions mais plutôt à les intégrer dans des formes basiques et géométrique :  plans, sphères - le tout pour jouer entre le vide et le plein.

 

 


 

BECK 2.jpg

Face aux extensions que l’art peut proposer et entre le stable et l’instable l’artiste choisit sa voie sans renoncer aux ajustements, aux accidents que la peinture génère lors de sa création qui intègre  bi-polarité et symétrie. Le jeu des strates offre un spectre particulier dans la présence du noir et d’autres couleurs au sein de la répétition, d’un ordre et de divers systèmes de réflexion où les œuvres sont en miroir. De ces travaux minimalistes abstraits surgit une profondeur de mémoire comme il y a une profondeur de vue dans la répétition à l’intérieur d’un thème ou d’une stratégie picturale.  Qu'il s'agisse d'effacement ou de surgissement, d'apparition ou de disparition, tout se distribue entre deux couleurs comme entre deux rives en la profondeur d'une sorte de sous-bois esthétique.

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

 

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