gruyeresuisse

26/03/2015

Christine Sefolosha : destins fuyants

 

 

 

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Décombres de monde : quelques êtres plus ou moins lointains ou proches. Platon parlait d’eux. L’artiste les extirpe des gravats. L’ombre fait surface entre un continent & un autre. Reste la brûlure du gouffre là où recule torpeur (pluie de pétales, linéaments bleus).  Dans la fente du présent germe la nuit, le jour, le jour, la nuit en une  syntaxe de métronome d’une œuvre de passion.  Silence du fouet, danger du franchissement, foudre menaçante. Une clé  montre le dessous rupestre de ténèbres de naissance. L’image se fait chair et sacrifie l’agneau.

 

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Christine Sefolosha décrypte le monde. Accrochée par les jambes au trapèze (tête à l’envers) elle ose tomber devant les spectateurs : seul un clown fou aurait envie de rire. L’artiste se relève et le salue : il est obligé d’applaudir celle qui reste la louve noire aux lallations orgasmiques de sultane. Ses matrices exultent (un revenant les redemande).  Chacune décompose par coup de pinceaux invisibles les syllabes de réel et crée des palpitations des sols en gradations d’ombres et intrusions de lumière. Elles bordent une marge inconnue, tutoyée, reconnue.


Jean-Paul Gavard-Perret

 

09:59 Publié dans Femmes, Images, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

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