gruyeresuisse

24/03/2015

Pascal Pinaud « Serial Painter »

 

 

 

 

Pinaud bon.jpgPascal Pinaud, « Biens publics », Musée Rath, Genève, Du 27 février au 26 avril 2015 , « Des histoires sans fin, séquence printemps 2015 », MAMCO, Genève Du 18 février 2015 au 10 mai 2015

 

 

 

Pinaud 3.jpgLes volumes de Pascal Pinaud sont géométriquement simples. Du moins en apparence. Ils semblent respecter les lois de la perspective mais restent de purs concepts.  Ils se situent en dehors des stigmates du temps, de l’existant et du réel. Ce sont des lieux abstraits, des architectures mentales sous couvert de pièges au regard. Ils troublent d’autant plus les notions de peinture, dessin, sculpture. Les illusions se mêlent les unes aux autres sous forme de matrices qui peuvent évoquer des coques, des surfaces  de lieux hors du monde. L’artiste ne propose pas néanmoins  une science-fiction ou un néo surréalisme. Maquettes et peintures sont - entre autres - des cubes ouverts/fermés. ils imposent leur présence célibataire puisqu’ils ne servent à rien. Rien sinon de faire retour à un univers mental. Ce dernier ne sait comment les utiliser et vient butter dessus.

 

 

 

Pinaud.jpgL’œuvre reste avant tout une énigme. Elle provoque errances ou interrogations voire des variations sur l’informe. Toutefois celui-ci possède ici une forme, une masse convexe ou concave. Il se décline selon des moules à hantises distribués sur plusieurs supports.  On peut bien sûr – et par facilité – rameuter Duchamp à leur sujet. Mais cela réduirait l’originalité d’une œuvre complexe dont l’étrangeté radicale des volumes s’inscrit dans un courant conceptuel et pictural bi et tridimensionnels.

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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