gruyeresuisse

02/02/2015

Anaïs Boileau : du cadavre à l’exquis

 

 

 

 

 

 

Boileau 2.jpgLes clichés de la jeune photographe de l’ECAL Anaïs Boileau relèvent de l’hybridation entre un glamour et chic et de la photographie anthropométrique. Ses portraits rameutent de « la » presque star et du presque cadavre. Le tout dans une ironie discrète. Peu à peu Anaïs Boileau créé un style construit sur à la fois une quintessence de sophistication mais aussi sur la dérision et l’improbable. La jeune créatrice ne se contente pas du déjà vu, du consommable. Elle introduit du fétiche dans le fétiche.  Chaque portrait demande ainsi aux "voyeurs" un autre approfondissement, une quasi "noyade", un autre temps d'acclimatation en créant des espaces ludiques où tout s’annule en s’affrontant.

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La photographe possède l'habileté de « miner » l’image-reflet. Au sein des  prises  plane une sorte de mystère et une farce. En chaque portrait perdure une douce violence - à ne pas confondre avec l'exhibition ou la provocation. Elle s'exerce  contre la représentation formatée. Ce qui pourrait devenir sacralisé est arraché par exhorbitation dont le jeu devient l’enjeu. La photographie n'a plus pour but de montrer en plus beau les images constituées mais de les faire ironiquement éclater là où tout semble en place mais est tout autant déréglé.

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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