gruyeresuisse

20/01/2015

Lnor : les égéries et leur dramaturge

 

 

 

Lnor.jpgLnor, « Sang froid », Les Ames d’Atala, 144 pages.

 

 

 

Portant la plus grande attention à des modèles Lnor conforte la feinte de monstration de la féminité dans une étrangeté fonder sur une certaine « trivialité » de la prise et du quotidien.  Une radicalité intestine résonne là où le noir et blanc traverse (ou non) le textile léger où sont assemblés des vestiges de l’intimité entre ombre et lumière. Les « fées » de Lnor suggèrent un secret par déboîtement de sornettes. Le voyeur achoppe en un cirque de pétales. Que de lunaisons, que de nuits à attendre la légende sur la piste des souvenirs comme des phantasmes. 

 

 

 

Lnor 2.jpgLes égéries ne seront sera pas pour autant croquées.  Elles ont pour but de créer des instantanés de vie en tentant de les faire partager à travers des signaux  souvent ironisés et jouant sur les notions d’érotisme et/ou de sainteté. Et si le voyeur ne dort jamais loin de l’intimité promise à son réveil il sera forcément « déçu ». Des gréements de fortune travestissent l’attente quant à son droit de « cuissage ». Et si Lnor laisse poindre çà et là une transparence elle ne permet plus de prendre l’entre-jambe pour une spéculation libidinale. Le creux n’implique pas le moindre incendie d’un pompier pyromane ou d’un hussard objectif.  Ce que l’artiste fait germer n’a rien à voir avec un simple exercice mécanique de la chair. 

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

 

 

17:21 Publié dans Femmes, Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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