gruyeresuisse

27/11/2014

Abus de Rabus

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Dans une langue plastique sinueusement libre Till Rabus métamorphose l’éros. Ses surfaces s’arrondissent pour y grimper, y glisser bref épouser ses pentes.  Il y a là des histoires sans fin, parfois sans soie ou nylon. S'y jouent les troubles de l’abandon.  La forme est déjà dans le fond et le fond dans la forme. Till Rabus par ses collages (à tous les sens du terme) permet de ne pas achever encore l’action d’imaginer en tordant le désir selon divers configurations. Tout fragment permet de recommencer ce qui vient de finir. Le corps éclaté fait la belle à la peur, et de la belle une peur.  De ses "morceaux" se créent des démesures d'énigmes. Mais par tronçons la femme reste  préhensible à nos serments menteurs et nos promesses jamais tenues. Elle est prête à tout. Du moins telle que  Till Rabus la voue en aveux tendres, grouillants et leurs enchantements.


Jean-Paul Gavard-Perret

 

13:19 Publié dans Images | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Monsieur Gavard Perret,

Est-ce oubli, est-ce volonté?
Je ne sais! Mais l'oeuvre de Till Rabus -à ne confondre en aucun cas avec "Rill! T'as bu?", n'a-elle pas été intituée de la manière suivante: "Viens dans les bras de mes jambes"?
Oui, oui, je l'admets, ce n'est qu'une vieille blague de potache utilisée pour décrire toute une série de "trucs" qui se veulent modernes. Mais qui, ici, prend vraiment tout sons sens.

Écrit par : Père Siffleur | 28/11/2014

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