gruyeresuisse

09/11/2014

Andrea Wolfensberger et les courants d’air

 

 

 

Andrea bon.pngPour Andrea Wolfensberger  l'image sert à créer d’étranges surfaces ou volumes minimalistes dont la « peau » est soit lisse, soit grumelée, soit tournée en étranges toupies.  Le ciel devient terre et le feuillage absence là où il ne reste que des bribes. Le regard est troublé par ces présences cendrée en nappes, tracés, boutons ou lignes. Quelques éléments abstraits créent une sorte de pouvoir de l'air, son hantise, ses coloris légers, sa poussière, sa diaphanéité. En émerge le mémoire ou l'oubli - comme on voudra.  Ne restent que des éléments rescapés, des fantômes ou plutôt des interrogations.  Nous faisons de la sorte l'expérience d'une sorte d'infini dans cette paradoxale nudité. Sentir n'est plus affaire de lieu mais d’espace.

 

 

 

Andrea 3.pngS’éprouve un courant d'air, une présence en quasi « absentia » qui rappellent la fameuse histoire écrite par Pierre Bettencourt : un bourreau installa un homme sur un gibet. Mais le premier trouva la corde trop froide et givrée. Elle coulissait mal. Il dit au condamné de l’attendre puis partit prendre un café. Le temps filait et le bourreau ne revenait pas. Lassé, la victime finit par se passer la corde autour du cou et du pied il fit basculer la trappe…

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

L’artiste suisse est représentée par la Galerie Gisèle Linder.

 

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