gruyeresuisse

24/09/2014

Beth B serial killer des routines au LUFF

 

 

Beth B 2.jpgLuff (Lausanne Underground Films & Music Festival) 2014, 15-19  octobre 2014, Lausanne.

 

La cinéaste undergound New-yorkaise Beth B sera une des stars du Luff. Elle renoue - entre autres - avec le Burlesque à travers « Exposed ».  En jaillit de manière provocante et ingénue une série de portraits des artistes de la Big Apple qui renouvellent le genre. Elle-même régénère le cinéma documentaire en modifiant ses ingrédients classiques. La réalisatrice post-punk dans tous ses films casse les stéréotypes afin faire mettre en exergue différences et identités cachées. « Exposed » passe le Burlesque au crible pour venir à bout des normalités en entrainant le spectateur du film au sein de ce qui se nomme déviances. Des artistes marginalisés quoique mythiques - tel que BOB ou Rase Wood - prouvent combien les genres biologiques se dissolvent à travers ce qui semble du simple ordre de  l"entertainment" mais qui devient un activisme artistique capable de faire bouger les lignes.

 

 

 

Beth B.jpgBeth B ne cesse de mettre le feu à tout ce qu’elle aborde. L’apparence en tant que bouclier est transgressée de diverses manières par celle qui ose aborder la sexualité dans ses aspects transgressifs et qui affirme combien « il existe une fantastique liberté dans la vulgarité ou ce que l’on prend comme tel ». Une telle esthétique fait tourner les décors en de souveraines déconstructions empreintes de joie jusque dans certains ballets plus noirs que roses. En ce sens l’artiste mérite son titre de « serial killer des routines ». Elle remue sous les écailles des strass des parfums de cuir d’existence. Quelque chose sort de l’ombre et rutile : un soleil sans dieu, une ivresse au creux du cœur.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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