gruyeresuisse

07/08/2014

Les combinatoires d’épuisement de Thomas Hauri

 

 

 

 Hauri.jpgThomas Hauri, Balt Projects, Zurich, du 21 août au 4 octobre 2014.

 

 

 

De plus en plus Thomas Hauri engage divers processus d’effacement et d’oblitération des images. Disjonctions incluses. Une science aigue des possibles rejoint une décomposition. C’est peut être comme l’envers et l’endroit d’une même chose. C’est aussi la poursuite de l’informe ou de l’informulé. Et un moyen d’abolir le réel. Beaucoup d’artistes sont trop polis ou frileux pour aller jusque là. Ils restent dans un abstrait qui n’est pas celui de Hauri. Pour lui il ne s’agit pas de décrépitude ou d’une simple visée métaphysique. Il est plutôt question d’atteindre l’épuisement non de l’objet mais du sujet de la peinture.

 

 

 

Un tel travail est très complexe : il se secrète suivant des flux qui tantôt se mélangent et tantôt se distinguent. Le propos de l’art devient une langue étrangère, il se transforme en autre. Il s’agit du possible mais d’une nouvelle façon au sein de différentes séries des dernières années Thomas Hauri atteint des limites immanentes qu’il ne cesse de déplacer. Hiatus, blanchiments restent néanmoins des images. Elles ne sont plus entachées d’histoires ou de souvenirs. Tout cela pour l’artiste est de l’ordre d’une compagnie indésirable.

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

10:13 Publié dans Images, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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