gruyeresuisse

08/05/2014

René Groebli : Le désir du détachement

 

Groebli.pngRené Groebli, L’œil de l’amour, Chez Higgins,  Montreuil.

 

 

 









René Groebli souffle le brûlant et le glacé

 

Ce qui reste de textile est une note tenue.

 

Silence de l’intime par effet de résonnance d’un certain désordre :

 

L’ordre des modèles l’égalise

 

Elles posent dans l’indifférence ou l’ennui

 

( A leur insu ? )

 

La lumière qu’elles reçoivent

 

S’ajoute à celle que l’artiste obtient d’elles

 

Tout est ramené au plus simple « appareil ».

 

Avec du net et du précis. En avance, en retard.

 

Décadrer au besoin

 

Et ne pas tout montrer :

 

Laisser une marge d’indéfini dans un cadre fini

 

En une manière neuve de dénuder et d’ajuster.

Groebli 4.jpg


 





Le moindre tissu est un diamant

 

Il médite sur la beauté qu’il transfigure.

 

Groebli accorde aux habits l’air d’avoir envie d’être là sans y être.

 

Et aux femmes l’abandon de leurs gestes qu’il fixe

 

Sans enflure ou pittoresque. Et psychologie pas plus.

 

Offrande brisée ou attisée : la juste essence, l’essence pure.

 

L’élévation d’un chemisier, le rouleau d’un bas 

 

Rachètent les larmes d’éros

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

 

 

20:05 Publié dans Images, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

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