gruyeresuisse

16/04/2014

Clemens Klopfenstein voyage au bout de la nuit

 

 

 

 

Klopfenstein.pngClemens Klopfenstein,« Roma Notte  74 » et « Umbria Notte 75 », dans le cadre de « Still, the Film »,  Centre de la photographie Genève,  4 avril - 25 mai 2014.

 

 

 

Le photographe et cinéaste expérimental bâlois Clemens Klopfenstein ouvre sur la béance, la nuit, la brume par le noir et le blanc. Et ce sans concession aucune là où pourtant d'autres pourraient multiplier les effets. Reste une errance programmée dont le résultat fascine.  Le photographe fait du regardeur un  "lost in translation" noyé sous la féerie et le soyeux d'images énigmatiques.

 

 

 

Est atteinte une nuit originelle (ou non) dont nous ne sommes jamais sortis et une mise en abîme dans ce que les images "retranchent" et suggèrent. Le réel n'est plus centre mais absence.  Clemens Klopfenstein sans éliminer totalement la contextualisation et  la narration désenchante la photographie comme le monde afin de les réenchanter différemment. Le réel n'est plus centre mais absence. Dans son creux jaillit un écho, un "vacarme intime depuis ses tréfonds qu'à peine à peine" (Beckett).

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Les commentaires sont fermés.