gruyeresuisse

02/04/2014

Grand Pianoramax : survivance des étoiles

 

 

 

 

piano.jpgGrand Pianoramax,“Till there’s nothing left”, Label ObliqSound, 2014

 

Grand Pianoramax c’est le genevois Leo Tardin, ses visions mais aussi ses deux acolytes qui complètent son trio : le poète américain Black Krecker (Vocal) et le batteur électro zurichois Dum Burkhalter. Défiant les logiques des genres, capable de jouer aussi bien du piano classique et du synthé le leader crée une musique rare et toujours intéressante. L’intelligence du trio tient au casting effectué pour ses différents projets comme à l’évolution des sons d’albums en albums.  “Till There’s Nothing Left” est certainement le meilleur car le plus abouti.  Equilibré, moins « noisy » que subtilement poétique et innovant dans sa simplicité il est produit par Roli Mosimann (The Young Gods, Björk). Dégagé des grooves burinés et d’une musique urbaine dure l’album marque le retour à des compositions intimistes. Elles illustrent combien Leo Tardin maîtrise l’art du renouvellement : l’influence de Black Cracker est à ce titre importante. Il ramène le groupe en un retour aux fondamentaux piano-voix c’est une réussite. On entre dans des tonalités du soir au moment où les crépuscules sonores s’offrent à la pâmoison de la nuit. A celle-ci le crime d’amour. A la musique des cristaux d’étranges lames sonores d’éros.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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