gruyeresuisse

16/03/2014

Les accords parfaits d’Anaelle Clot

 

 

 Clot 3.png

Anaelle Clot, Aperti 2014, Lausanne.


Anaelle Clot semble tirer sur des cordes invisibles pour offrir le passage vers un monde mystérieux. En se regroupant ses fleurs font des animaux. Parfois ces derniers déraillent vers l’anthropomorphisme. Preuve que la flamme poétique se dresse dans chaque dessin et diffuse une émotion qui déplace le réel.  Les sensations et les oeuvres qu’elles poussent à naître en préparent d’autres pour satisfaire ce qu’elles éveillent. Dans un tel travail nul ne prend le deuil, le monde à l’inverse ressuscite dans des scènes loufoques qui aident les rêvent les plus simples à respirer. L’ombre est exclue parce que la Lausannoise se fait sorcière de la lumière. Elle y orchestre de manière parfois apparemment nonsensique les choses, les animaux, les êtres. S’y sucent des désirs au sein de la chimère là où se franchit le seuil de la réalité. La présence n’est jamais statique : elle est donnée comme effleurée avec une tendresse et une intimité qui devient parfois - mais à peine - libertine. Le monde est pur, sans mièvrerie toutefois. Les traits les plus simples donnent une sève à des dessins qui de manière imperceptible communique le gout de profondeurs terriennes.

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.