gruyeresuisse

01/02/2014

Olivier Mosset : Arizona Dreams

 

 

 

 

Mosset.jpgOlivier Mosset, « Collaborations », Centre Culturel Suisse, Paris, (février-mars 2014).

 

 

 

Olivier Mosset a d’abord voulu atteindre le niveau zéro de la peinture (avec ses fameux « M »)  avant de passer à des monochromes puis à la co-signature d’oeuvres. Installé aux USA (New-York et Tucson) il présente entre autre à Paris la Chevrolet BelAir blanche customisée. L'œuvre (sans doute un hommage à Louis Chevrolet créateur de la marque aux chevrons et originaire de La Chaux de Fonds) est le clou de exposition. Celle-ci propose six autres « objets ». Ils se répondent (plus ou moins) dans un jeu à la Sol LeWitt. Des miroirs créent des espèces d’espace propre à des expériences perceptuelles intéressantes et ironiques mais plus ou moins « gadgetisantes ». Mai Thu Perret reprend avec Mosset une œuvre de Donald Judd pour ouvrir à un vertige conceptuel peut-être trop ambitieux - entre autres pour deux artistes dont le but est de présenter une critique sociale. Celle-ci est peu lisible d’autant que le souci esthétique est quelque peu bâclé. Le jeu des complicités entre les artistes est a priori intéressant dans des constructions en cascades mais l’apparence outrancière joue quelque fois sur une vacuité prétentieuse. Les nouvelles collaborations de Mosset n’ont plus la force de celles entreprises avec un  Steve Parrino il y a quelques années. Certes divers types d’abrasions soustractives rapprochent encore  l’artiste du « wall painting » suisse mais il retombe très (trop) vite dans le péché mignon de  l’exubérance dont l’humour est un peu trop appuyé. L’exposition restera sans doute difficilement accessible à ceux qui ne sont pas Bikers de l’Ouest américain, aficionados du rock de Z.Z.Top et surtout peu coutumiers de l’œuvre de l’artiste.

 

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

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