gruyeresuisse

23/09/2013

Véronique Desclouds : bijoux, choux, genoux, hiboux

 

 

Desclouds 2.gifLes photographies de Véronique Desclouds  possèdent une valeur d’icônes. Elles posent par effet d’argentique leur aura et la réalité de leur trace. Elles convoquent le regard, la pensée, l'impensable. Née à Lausanne l’artiste - après des études de pharmacie à l’Université de Genève -  a suivi une formation en photographie, procédés alternatifs et histoire de l’art, à la Glassel School of Arts, Houston (Texas). Elle a réalisé plusieurs expositions aux USA, en France et en Suisse. Ses œuvres figurent dans des collections privées en Suisse, en Allemagne et aux USA.

 

L’artiste laisse peu de place au hasard afin de venir à bout du chaos dans ses portraits et de ses paysages. Ils impressionnent pour une raison majeure : la créatrice  les embrasse du regard comme on embrasse un  ou une amant(e). Mais avant de présenter un miroir dans lequel on ne verrait personne, dans lequel on verrait une autre, Véronique Desclouds accorde la pure contemplation de son langage. 

 

S’y perdre est à la fois un plaisir et une angoisse. Il ouvre au plaisir d’une découverte à l’image de la femme ou de l’horizon qui surgit des prises.  Le regardeur est absorbé dans l’impératif de telles images. Elles s’approchent du corps ou de l’espace sans jamais  l’abîmer. C’est aussi le moyen de réparer le temps, de le suspendre. Quelque chose de l’ordre du désir s’engouffre en une sorte d’absolu.

 

Desclouds 1.gifL’œil de Véronique Desclouds semble passer de l’autre côté de l’appareil afin  que le regardeur ne puisse devenir voyeur. Néanmoins s’il veut connaître une beauté particulière et une poésie des profondeurs par effet de surface  il ne  faut pas qu’il se promène ailleurs tant surgit dans ce travail une grâce dont il ne convient pas de tenter à percer le mystère.

 

La photographie  n’est pas du corps ou du paysage mais naît d’eux  afin qu’en surgissent  le vierge et le vivace. Chaque image plus que surface devient un corps. Il dévoile celui des êtres ou du monde  par la vérité d'une émotion inconnue.  Là où le modèle se montre la Genevoise laisse parler les lignes et le noir et le blanc. Elle fait comprendre que la vie c’est "de l’instant". Mais en soulignant la différence entre instant de vie et l’instant photographique nécessaire afin d'aller plus loin, de défaire et refaire le monde par les jeux d'ombres et de lumières. 

 

Se perçoit non le corps mais la « corporéité », non la chose mais la « choséité ». Voir le visible ne suffit plus. Il faut aller plus loin. Là où la photographe entraîne. Bref ne plus voir comme nous apercevons habituellement mais distinguer ce que nous percevons lorsque la photographie nous regarde afin de nous apprendre ce qu’il en est d’embrasser le réel. Pas n'importe lequel : celui qui nous échappe.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Commentaires

Monsieur Gavart-Perret,

Votre titre pourrait laisser à penser que les photos étaient prisent aux rayons X! Sinon pourquoi cette énumération des exceptions grammaticales des mots en "ou"?
L'énumération ne peut avoir pour origine d'une suite du au patronyme de l'artiste. Véronique Desclouds s'écrit avec une terminaison "ds"... Pour déesse de l'argentique? Ou alors est-ce "she clouds the issue" (expression anglaise pour: elle brouille les cartes)? Je penche pour la première possibilité. Pour moi, il n'y a vraiment pas photo!

Écrit par : Baptiste Kapp | 23/09/2013

Oups!

Il fallait lire:

"L'énumération ne peut être à l'origine d'une suite due à la dernière syllabe du patronyme de l'artiste.

Le Français est une langue difficile et la manipulation d'un clavier également!... Mea Culpa!

Écrit par : Baptiste Kapp | 23/09/2013

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